C'est
la couleur du "son vocal" à partir de laquelle on peut identifier
une personne à la simple écoute de sa voix. Le timbre
d'un son chanté dépend du nombre et de l'intensité
des harmoniques contenues dans ce son.

Histogramme
de ditribution des fréquences
et valeurs intonatives agissaant accessoirement sur le timbre.
Le sommet de la courbe donnant la fréquence fondamentale.
Photo : Service d'imagerie - Fondation Rothschild,
Paris
Où
l'on entend un chanteur de la lointaine Yakoutie dévoiler les
harmoniques naturelles de sa voix à partir d'un son grave fondamental
(chant diphonique).©
Les
harmoniques correspondent à des fréquences multiples du
son fondamental qui s'associent à celui-ci selon une répartition
spécifique dans l'échelle des fréquences appelée
"spectre sonore". Sur le sonagramme,
on distingue les harmoniques aux plages grisées qui sont d'autant
plus hautes que l'harmonique est aiguë et d'autant plus foncées
qu'il est intense.
Le timbre
de la voix est fonction de trois critères : des conditions d'accolement
des cordes vocales, de leur épaisseur et enfin des caractéristiques
anatomiques des cavités de résonance (pharynx, bouche
et cavités nasales).
L'accolement des cordes vocales peut être plus ou moins ferme.
Plus il est ferme, plus le timbre vocal est riche et acquiert du "mordant".
Par ailleurs, selon que les ouvertures glottiques se font plus ou
moins rapidement, le spectre sonore est plus riche en aigus et inversement.
L'épaisseur des cordes vocales lors de l'accolement agit sur
le timbre de la voix et en détermine le registre. Les cavités
de résonances contribuent aussi à la couleur de la voix.
Ainsi, le timbre pourra être plus ou moins sombre, brillant,
clair ou noir. En modifiant le volume des cavités on obtient
telle ou telle voyelle.
