Sarabande en sol majeur de J. S. Bach


Bien qu'apparu à la fin du XVIè siècle, donc quelques années après le violon, le violoncelle reste longtemps une curiosité.

Il ne remplacera que peu à peu la basse de viole à laquelle il succèdera définitivement à la fin du XVIIè siècle, après un siècle de coexistence dans la littérature pour ensemble comme dans les oeuvres solistes.

Purcell en Angletterre, Marin Marais et François Couperin en France, semblent rester insatisfaits du nouvel instrument, et précisent dans leurs oeuvres qu'ils écrivent bien pour la "basse de viole" et non le violoncelle.

Un certain nombre d'oeuvres et de virtuoses ne parviendront que bien plus tard à imposer définitivement l'instrument pour ses qualités de timbre et de virtuosité.

UNE TRADITION D'OEUVRES VIRTUOSES


Après les six suites pour violoncelle de J. S. Bach qui en épuisent les possibilités polyphoniques, Boccherini, violoncelliste et compositeur, inaugure une ligne ininterrompue d'oeuvres virtuoses dont le concerto de Prokovief, au XXè siècle, sera l'un des points culminants.

Aujourd'hui le violoncelle présente l'avantage pour le compositeur désireux d'employer de nouvelles techniques de jeu pour renouveler le son instrumental d'être capable, avec la contrebasse, d'émettre des sons multiphoniques stables sans trop de difficultés, contrairement au violon ou à l'alto.






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