Fonctionnement et rayonnement
des instruments à vent :



Les Cuivres
trompette, trombone, cor et tuba

 
 
ODE DE PRODUCTION DU SON
 
'ouverture des lèvres de l'instrumentiste est contrôlée consciemment par le
musicien qui agit sur ses muscles labiaux : le trompettiste s'entraîne à faire
vibrer ses lèvres sans l'aide de l'instrument, utilisant la technique dite de "buzz". Mais
l'émission du son dépend également de contraintes aérodynamiques, comme la fluctuation des
écoulements au niveau des lèvres ou le couplage avec le tuyau sonore.
 
our une position donnée des pistons ou de la coulisse, cet instrument a plusieurs fréquences de résonance qui se rapprochent le plus des notes que l'on veut jouer. De plus ces fréquences sont en relation harmonique, c'est du moins vers cet idéal théorique que tendent les efforts du fabricant.
 
e cor est l'instrument qui a le plus de résonances pour un doigté donné: une bonne douzaine lorsque la main est plongée dans le pavillon.
 
 
 
COUSTIQUE
 
a source acoustique principale est la sortie du pavillon qui transmet les vibrations de la colonne d'air. La vibration des parois constitue une deuxième source mais beaucoup plus faible, au moins de 40dB, et donc non perçue car masquée par la source principale.
 
a symétrie cylindrique du pavillon est à l'origine de la symétrie cylindrique du rayonnement, caractéristique de ces instruments.
 
'origine ou "centre acoustique" de ce rayonnement, n'est pas toujours la sortie physique du pavillon. Il peut parfois s'en trouver assez éloigné aussi bien en dedans qu'en dehors du pavillon. En effet, il dépend de la perce de ce dernier, c'est-à-dire de la variation du diamètre du pavillon, de son ampleur, ainsi que de la fréquence de la note jouée.
 
e pavillon du tuba a une perce qui est en grande partie conique avec un petit évasement à la fin. Celui de la trompette est plus proche d'une forme exponentielle, avec une variation de la perce qui lui est propre.
 
uel que soit le cuivre considéré, la directivité est omnidirectionnelle (isotropique) aux basses fréquences, c'est-à-dire identique dans toutes les directions, puis évolue de manière monotone vers une directionnalité centrée sur l'axe du pavillon et assez prononcée aux hautes fréquences.
 
a tenue particulière du cor, main droite plongée dans le pavillon plaqué contre l'instrumentiste, casse un peu la symétrie du rayonnement. Les sourdines, aux formes très variées, modifient également le rayonnement.