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1. Introduction
Le langage HTML[6] permet essentiellement de faire ressortir à l'écran la
structure d'un document: ses chapitres, paragraphes et leurs
regroupements. Ces entités apparaîtront différemment selon que la
fenêtre de visualisation est plus ou moins large, quel que soit le navigateur
que l'on utilise (Mosaic, Internet Explorer, Netscape, etc.): si le lecteur rétrécit la fenêtre, les lignes
se replieront plus tôt. Ça n'est pas le cas d'un document mis en page
en Postscript, par exemple: sa mise en page sera préservée quelque soit
la largeur de la fenêtre, et si celle-ci est trop étroite, on ne verra
qu'une partie des lignes.
HTML offre aussi une forme plus limitée de mise en page, par laquelle
on peut spécifier la place relative d'entités les unes par rapport aux
autres horizontalement et verticalement. On se sert pour cela des
tableaux.
2e édition, © Ircam 1995, 1996
Le texte et sa mise en page
Texte et directives
Les documents fournis par un serveur WWW sont des fichiers
informatiques comprenant bien évidemment le texte, mais aussi des
directives de structuration et de mise en page, de même qu'une pièce de
théâtre imprimée comprend, outre le texte lui-même, des indications de
mise en scène et de jeu: titre, sous-titre, paragraphe, liste,
italiques, gras, tableaux, images, références externes...
Structuration et mise en page
Lorsqu'un utilisateur consulte un serveur (par exemple: celui de l'Ircam[1]),
celui-ci envoie les
documents à l'état brut, texte et directives. La mise en page (ou
plutôt en écran) se fera chez l'utilisateur, dans l'application qui
aura servi à «demander» ce document (Mosaic[2],
Internet Explorer[3], Netscape[4]...,
communément appelés «navigateurs»[5]), en fonction
de la taille de la fenêtre, des polices de caractère disponibles sur
l'ordinateur de l'utilisateur, des couleurs (ou de leur absence), etc.
Elle pourra donc varier d'un écran à l'autre.
Langage en évolution
Enfin, il faut savoir que le standard HTML est en évolution: il existe
un groupe chargé d'en discuter les normes
(cf. Pour en savoir plus), et, d'autre part, des
constructeurs (tels Netscape) rajoutent diverses fonctionnalités qui ne
sont pas forcément acceptées par la communauté. Cet état de fait
(fruit d'expérimentations, d'une part, mais aussi d'intérêts
commerciaux puissants - la volonté d'imposer son propre standard et de
dominer le marché) va à l'encontre de ce que HTML se propose d'être: un
standard commun.
Contrairement à MS-WORD, par exemple, qui sert à composer le document et à l'afficher à l'écran ou à le lire, on ne peut composer des pages en HTML à l'aide d'un navigateur (bien que cela en ait été l'intention des créateurs de HTML, et bien qu'on peut s'en servir pour les modifier localement).[7]
Il existe aussi des éditeurs spécialisés, qui facilitent la création de tels documents en «cachant» à l'auteur le langage sous-jacente (comme le fait MS-WORD pour des documents en WORD): des menus, boutons, et autres outils servent à insérer les directives de mise en page (HtmlPro, ...).
< avant la directive, et > à la
fin de la directive. La directive est un code d'une ou plusieurs
lettres, suivie dans certains cas d'informations ou précisions
complémentaires (par exemple: dans le cas d'une image, si elle est
alignée par le haut ou le bas).
Ainsi, pour mettre une partie du texte en gras dans la phrase:
ceci est un exemple de phrase en HTMLle document comprendra:
ceci est <B>un exemple</B> de phrase en HTML
Le navigateur, à la réception de cette phrase, commencera à
afficher le texte, jusqu'à la directive <B> (B = Bold, gras en
anglais), qui lui ordonne de passer en gras. Les mots suivants seront
donc affichés en gras, jusqu'à la directive </B> dans laquelle le /
indique "fin de", donc, dans notre exemple, fin de mise en gras. Les
derniers mots seront donc affichés dans la police précédente.
La directive à l'intérieur des crochets peut être écrite indifféremment en majuscules ou minuscules (mais non pas les indications complémentaires).
<B> et son arrêt par </B>. C'est le cas de
nombreuses directives, qui apparaissent donc en paire. Par contre,
d'autres ont un effet immédiat et local (par exemple: insérer une
image, couper un paragraphe) et ne possèdent un "pendant" avec le signe
/.
Nous allons voir successivement les principales directives. Nous prenons pour exemple la page d'accueil du serveur de l'Ircam, dont le texte intégral apparaît ci-dessous:
| La page à l'écran | Les directives HTML la composant |
|---|---|
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Il est primordial de bien structurer un texte, non seulement par rapport à son sens, mais à sa présentation: les mots alignés les uns après les autres composent une phrase; des phrases composent un paragraphe. Ceux-ci peuvent être combinés de diverses façons (listes), et regroupés en chapitres et sous-chapitres, sous des en-têtes dont la forme indique le niveau de regroupement.
Par exemple, le document que vous tenez entre vos mains comporte un titre (en première page), puis des sous-titres. Dans un traitement de texte (comme MS-WORD) il est possible d'établir ces distinctions manuellement (en jouant sur la taille de la police, sur les retours de chariot, etc.): c'est l'approche du bricoleur.
Il existe, par contre, dans la plupart de ces traitements de texte des "entités" sémantiques telles que: titre, sous-titre, paragraphe, ... qui permettent d'obtenir ces mêmes effets de mise en page.
À première vue, ils sont plus "compliqués" à mettre en oeuvre (tant qu'on n'a pas appris à le faire), mais leur utilité se révèle très rapidement: par exemple, si l'on veut changer l'apparence de tous les sous-titres d'un document, on ne peut le faire "d'un coup" que s'ils sont "reconnus" par le logiciel en tant que tels, se distinguant du reste du texte. Par contre, dans l'approche du bricoleur, il faudra aller d'un sous-titre à l'autre jusqu'à qu'ils aient tous été modifiés individuellement.
Un autre avantage apparaît lorsque l'on veut convertir des documents préparés pour un traitement de texte pour les utiliser dans un autre: par exemple, prendre un document en MS-WORD pour le convertir par une "moulinette automatique" en un document HTML. Si le document d'origine est bien structuré, sa conversion reproduira en général les mêmes notions (paragraphe, en-têtes, etc.) dans le format cible. Si, par contre, il est bricolé, le résultat sera en général illisible et demandera de nombreuses interventions manuelles.
Conclusion: avant de rédiger le document, penser en terme de structure, et l'écrire ainsi.
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Serveur © IRCAM-CGP, 1996-2008 - document mis à jour le 09/06/1997 à 11h41m33s.